En général on boit du thé d’abord parce qu’on apprécie son goût. Ceci étant, le thé apporte 1001 bienfaits pour notre santé. Vous êtes-vous déjà intéressés à cet aspect ? Je vous propose un résumé assez large dans un premier temps. Si ça vous intéresse, je reprendrai certains points en détail par la suite.
Le thé :
- prothège le système cardiovasculaire,
- fait baisser le cholestérol,
- diminue les risques d’accidents vasculaires cérébraux,
- prévient certains cancers,
- augmente la vigilance, stimule et éveille,
- réduit les maladies hépatiques et inflammatoires,
- prévient les caries (grâce au fluor),
- réduit les calculs rénaux,
- a une action détoxifiante,
- diminue la pression sanguine la glycémie,
- ralentit le vieillissement,
- prévient la grippe (sauf sur moi^^),
- protège les voies urinaires,
- est un allié pour les femmes à la ménopause,
- pourrait aider face au diabète,
- nous aide à lutter contre les bactéries,
- réduit l’anxiété.
En revanche, s’il est pris trop près des repas, il peut diminuer l’absorption du fer.
Est ce que cela vous intéresserait que je développe certains points ?
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Attention, ce résumé me semble un peu partial: que des bons côtés.
D’une part tous les thés n’apportent pas -potentiellement- ces effets, de plus, il y a quelques effets qui sont négligés: carence en fer et déminéralisation.
La carence en fer est lié à une diminution de la capacité de fixation du fer de l’hémoglobine.
La déminéralisation est lié à la propriété diurétique du thé.
Les études faites sur les propriétés du thé sont, à mon sens à prendre avec précaution. J’ai abordé le sujet sur un de mes posts et sur ma page santé.
Je ne dis pas que le thé n’a pas d’effet, mais ce n’est pas non plus un produit miracle ;-)
Quoi qu’il en soit, je retourne à mon Pu-Er :-)
Bonjour Sébastien,
Merci pour votre commentaire.
Ceci n’est qu’une première approche des bienfaits que l’on peut rapprocher au thé. J’ai sans doute mal présenté mon approche mais l’idée était là de faire un tout premier article faisant un bilan assez large de ce que l’on peut voir. Je sais bien que le thé n’est pas un produit miracle je vous rassure :-) tout comme le pu-er ne fait pas de miracle pour la perte de poids comme j l’ai entendu ou lu à droite à gauche :-) Maintenant l’idée pour moi est de vous proposer aussi souvent que possible des points sur ce que l’on entend, et ce qui est « prouvé » à ce jour.
Je concède que je suis allée un peu vite dans l’explication de mon approche :-)
Je trouve que détailler les points est très intéressant, mais je serai intéressée aussi par les aspects négatifs et comment les contrecarrer.
J’imagine également que le thé noir n’a pas les mêmes vertus que le blanc, et ainsi de suite.
En tout cas les effets du thé, bons ou mauvais, m’intéressent fortement :)
Du coup, dur de choisir un point spécifique car tous les aspects m’intéresse!
Alors pour couper court à toutes légendes urbaines et diagnostics de comptoirs : chez une personne en bonne santé, l’effet néfaste du thé sur l’absorption du fer est très minime et le terme de « carence » est pour moi plus que galvaudé.
Explication : dans le miam-miam, le fer existe sous deux formes, le fer héminique qu’on trouve dans la iande (et plus généralement tous les animals, le poisson, les coquillages, etc.) et le fer non-héminique qu’on trouve dans les fruits, les légumes et les cakes aux olives. Pour le fer héminique (la iande), notre corps l’assimile sans trop de problème et le thé n’a pas beaucoup d’incidence sur lui. Par contre, pour le fer non-héminique c’est un peu plus galère, d’autant qu’un légume cuit n’en contient plus beaucoup et d’autant que c’est sur lui que le thé va avoir un impact néfaste.
Cette incidence du thé sur le fer des légumes, bah en fait c’est pas grand-chose quand on sait que la majeure partie du fer que nous absorbons nous vient de la iande. Par exemple, contrairement à une légende tenace, les épinards cuits contiennent très peu de fer, mieux vaut manger du boudin, du foie ou des rognons. Et si vous êtes végétariens, mangez des trucs riches en vitamine C, ça améliore l’absorption du fer non-héminique. Donc pour les fêtes vous pouvez vous gaver de saumon, de foie gras, de chapon, d’huitres et de magrets (je plaisante hein, vous mourrez d’une hémorragie digestive bien avant d’arriver à la bûche au beurre).
Pour résumer, si vous êtes en bonne santé les effets du thé sur votre alimentation ne sont pas flagrants et je ne suis même pas sûr que ça puisse se voir sur l’hématocrite ou la CCMH de vos prochaines analyses. Désolé pour ce commentaire chiant, mais j’aime pas trop l’amalgame « thé » et « carence en fer ». Je ne suis pas toubib (j’ai fais des études de biologie) mais s’il y a un médecin dans la salle, qu’il se prononce ou se taise à jamais.
Bisous
Oulà là ! Mais c’est super long ce que j’ai écrit ! Je faisais référence au commentaire de Sébastien Devaux au fait, l’article est très bien. Quand on additionne tous les bienfaits du thé on comprend mieux pourquoi les chinois et les indiens sont respectivement 1,3 et 1,2 milliards sur Terre (quoiqu’historiquement, les indiens s’y sont mis sur le tard). Moi j’aurais ajouté : « le thé rend belle et intelligente ».
(hi hi)
Je ne suis pas médecin non plus ;-)
Je n’ai moi même jamais eu de problème, mais je fais depuis des années 2 fois par an une cure de fer.
Outre avoir lu des exemples de cas où le thé est suspecté avoir une incidence sur l’hématocrite, j’ai un ami amateur de thé qui a aussi eu récemment un hématocrite montrant une faiblesse des globules rouges. Le médecin -sans dire que tout venait de là- pointait du doigt la consommation régulière et importante de thé.
Donc sans dire qu’une bonne alimentation plus une bonne santé (et tant qu’à faire être riche :-) ) ne prémunie pas de ce problème, ce n’est pas une raison pour s’en prémunir de façon douce.
Mieux vaut prévenir que guérir.
ps: pour les Chinois et les Indiens, le type de médecine douce qu’ils utilisaient (que les pauvres utilisent encore) les prémunissaient. [utiliser de conteneur rouillé pour absorber du fer par exemple]
Je suis d’accord avec le fait que sans réelle étude épidémiologique sur le sujet, il est difficile d’avoir un avis totalement raisonné. Dans ce flou, il serait donc logique d’user du principe de précaution (même si les chinois ont quand même 3000 ans de recul sur la question). Mais de mon avis personnel, ça n’engage que moi, si on commence à dire « allez-y mollo sur le thé sinon vous allez devenir chauve et vos ongles vont tomber », que dire de tous les produits toxiques, cancérigènes et tératogènes qui croisent notre route au quotidien…
Je sais pas, le thé ne fait pas parti de mon top ten des produits dont je me méfierais.
Merci Alexandra pour ce résumé ! ^-^b
Pour compléter/réctifier un peu les messages de ces messieurs : Le fer que les Français absorbe provient à 70% des végétaux (Je ne retrouve plus ma source, mais je chercherais si on me demande, je dois fouiller la documentation de mon médecin…) et non en majorité de la viande (sauf si on ne mange que de ça ou des abats).
Un simple steak contient bien moins de fer que des lentilles (100gr chacun), mais comme déjà souligné les abats sont très riches en fer (héminique).
Quant aux études sur le thé, et le thé vert plus précisément, elles sont assez nombreuses. On peut en trouver plus particulièrement au Japon (logique, dirais-je) et au Canada (notamment sur les propriété anti-cancer de l’EGCG).
Le thé limite l’absorption en fer si on en boit très souvent, et bloque plus facilement le fer non héminique (expérience de végétarienne buveuse de thé ^^). Il faut donc le boire environ 1h00 après un repas et aussi penser à le déthéïner (en trempant quelques secondes son thé dans de l’eau chaude à vider). Le taux de fer va remonter en très peu de temps surtout comme dit plus haut si l’on consomme de la vitamine C (pas difficile à trouver lorsque l’on a un régime végétarien équilibré).
Il y a beaucoup de livres sur la question des bienfaits/méfaits du thé, notamment du thé vert qui est le plus riche en nutriment car non oxydé.
Bonne journée à tous et bonne dégustation ! :o)
Je m’excuse pour les fautes, je n’étais pas bien réveillée… :’/
J’étais persuadé que dans les sociétés occidentales, grandes consommatrices de viandes, la 1ère source de fer dans notre alimentation était le fer héminique, alors que pas du tout. Il semble en effet que se soit plutôt le fer non-héminique. Mea culpa, vous avez entièrement raison Linda, merci pour la rectification.
Par contre, s’il existe pléthore d’études sérieuses sur le thé (dont beaucoup portent sur ses effets sur le cancer ou les maladies cardiovasculaires), je n’en ai pas trouvé sur son effet sur les carences en fer.