En toute liber’thé avec Guillaume Leleu #1

Je vous ai annoncé il y a quelques semaines la création d’une nouvelle rubrique sur le blog : En toute liber’thé. J’ai proposé à Guillaume Leleu, fondateur de la Maison Théodor, d’intervenir régulièrement sur le blog et il a accepté. Par souci d’égalité, cette rubrique est ouverte à tous les créateur de maisons de thé, internationalement connue ou toute petite boutique née récemment. Le but de cette rubrique est l’échange :-)

Voici la première contribution de Guillaume Leleu. Je vous conseille de vous préparer une bonne tasse de thé avant d’entamer le lecture ;-)

 

Alexandra, comme vous le savez, jamais en manque de bonnes idées m’a offert le privilège d’inaugurer cette nouvelle rubrique «Tribune libre» ouvertes à tous intervenants, professionnels du monde du thé, dans l’esprit de l’échange, de l’information et du plaisir.

Je profite donc, de cette première intervention pour là remercier tout d’abord et de vous faire part à tous, et je sais que vous êtes nombreux, du plaisir que j’ai à m’adresser ainsi à vous.

En ce qui me concerne, je projette dans cette rubrique de partager avec vous de multiples informations de tous genres en relation ou non avec la maison que j’ai fondée mais au delà également avec mon métier, mes passions, mes coups de coeur, mes «coups de gueule», espérant que je n’ennuierai personne.

Pour cette première fois, je vous propose donc, dans cet ordre de vous parler des sujets qui suivent :

  • Qui suis-je ?
  • Histoire d’un mélange : le «thé du Loup»
  • Le 09 Novembre : Fête Internationale du thé / rétrospective
  • et pour conclure : Réponses à des questions relevées ou reçues d’internautes.

Qui suis-je ?

Le monde du thé étant un milieu de passionnés, d’addicts et relativement un «petit monde», certains auront déjà entendus parler de moi, à travers des blogs, des parutions presse, par des connaissances, des interviews…Permettez moi, malgré tout, ce petit Curriculum Vitae, bien que cet exercie soit, par nature, complexe et délicat.

Je suis né en France en 1976 et dès mon plus jeune âge, ai été élevé au thé avec mes frères, par mes parents, grands amateurs depuis toujours. Le petit-déjeuner était le repas familial où toute la tribu se retrouvait autour de la table et d’un bon thé. Ce fut ainsi ma première rencontre avec cette boisson aux milles visages.

Plutôt littéraire que «matheu», et dès mon adolescence, je partageais ma vie entre l’écriture et la construction d’une vie professionelle plutôt traditionelle. Vers l’âge de 24 ans, occupant alors des fonctions importantes dans un groupe immobilier et parallèlement auteur-compositeur à la Sacem, je pris conscience que je souhaitais me consacrer plus à ma passion de l’écriture dont je n’accordais jusqu’à lors que de nombreuses nuits blanches.

Je démissionna donc de mes fonctions pour m’y consacrer pleinenement.

Durant ce temps, un ami d’un certain âge, dont je tairais le nom, et alors assembleur et sélectionneur pour une importante maison de thé et avec qui j’échangeais autour de l’écriture et de son métier me faisait parvenir de nombreuses découvertes de Jardins qu’ils avaient l’opportunité de ramener de contrées lointaines. Très vite, cet échange est devenu un jeu, lui m’offrait du thé et en retour, je déposais sur ces précieuses feuilles mon vocabulaire d’écrivain en guise de descriptif dont il avait besoin….

Le jeu se corsa, au fur et à mesure du temps, moins puis plus d’informations sur les échantillons envoyés, à moi de me laisser inspirer par la révélation des feuilles et des origines, une formation «aveugle» d’un grand maître à un élève indiscipliné ! Mais je relevais le défi, chaque fois, et l’intrigue de relever la tête haute et avec réussite ce qui devenait avec le temps un challenge le fit douter d’une tricherie de ma part.

Il décida donc, un jour, de me recevoir pour un tea-tasting chez lui et là, force fut de constater que je ne trichais pas. Il me révéla que j’avais un palais et un nez pré-disposé de façon exceptionnelle, pour un amateur, à devenir, si je le souhaitais, un sélectionneur. Et il rajouta, cette phrase, restée gravée dans ma mémoire jusqu’à lors «Fais ce que je n’ai jamais su faire, tu en as un potentiel extraordinaire, vends du thé, du vrai thé». Je n’ai pas immédiatement compris tous les sens de cette phrase, qui m‘interpellait pour de multiples raisons. C’était un des plus grands «Vendeurs de thés» en Europe, que voulait-il dire par là ?

Il me fit pris vite conscience que le commerce obligait dans ses régles à une certaine frustation de la qualité que nous pouvions vouloir offrir. L’obligation ? Il n’était pas ici question que de savoir-faire mais de courage aussi.

C’est ainsi, je vous ferais gré des détails, que 2 ans plus tard, à 26 ans, je créa THEODOR, sans l’ambition pour autant que cette maison devienne une marque de thé.

«Le vrai luxe, c’est la liberté» J’étais libre de partager ce métier, cette passion, ne respectant aucune règle du commerce, ayant cette insolence que peut avoir l’écrivain de ne pouvoir vivre que de rêves, de muses et de pain blanc. L’eau dans ce cas était un thé.

Puis THEODOR grandit, cela fera 10 ans en 2012, et s’exporte aujourd’hui au delà des frontières parisiennes où tout est né.

J’ai été rapidement, reconnu par mes pairs, à la fois comme un expert dans mon métier autant qu’un Ambassadeur, mais comme je n’aime pas cette idée d’expert, où l’on se prévale de son savoir comme une indiscutable valeur, je suis très vite devenu surtout, un Insolent Parisien.

J’exerce aujourd’hui, mon métier, avec une grande passion, en amateur de tous les jours, élève de ce que nous offre la nature et tente d’apporter dans chaque tasse une expression littéraire dont je continue anonymement de partager mes nuits blanches.

Voilà l’histoire, son raccourci, rarement dévoilée.

 

Histoire d’un mélange : le « Thé du Loup »

Je réponds enfin, me direz vous, à cette question , qui était restée en suspens sur mon Blog de thé. Pourquoi ce nom ?

Pour moi, chaque création est un plaisir, une page d’écriture et doit être empreinte de «légèreté». Aujourd’hui, il est évident que l’exercice est devenu complexe et assumé. Un thé parfumé, plus que de simples parfums est déjà et avant tout un parti pris. Que transmettre, que souhaite t-on partager ? L’identité d’un thé passe déjà par sa base, son Jardin puis ensuite seulement ces notes, elles-mêmes devant l’illustration d’une inspiration prétentieuse de l’unique. ( Je me comprends !)

Mais l’exercice fut plus délicat lorsqu’il a fallu créé le 1er mélange. Quid ? Un mélange de thé, dans le parti pris d’un créateur est admettre de s’exposer ! Mais comment s’exposer, lorsque l’on doute soi-même de sa réelle capacité à être «l’inventeur», le «créateur», donner naissance à un nouveau thé!

Pas totalement dénué d’auto-dérision sur moi-même et d’humour, je décida alors que ce premier mélange parfumé, outre le fait qu’il se devait être aussi noble qu’un Jardin de thé nature, devait satisfaire la curiosité gourmande de mon fils ou des enfants. J’aurais toujours l’excuse, si il ne plaisit pas aux adultes, que ce mélange ne leur était pas à l’origine destiné.

Mais les enfants aiment-ils le thé ? Pas forcément! Par contre, Ils aiment pour sûr le chocolat! Mais les mamans aiment- elles que les enfants mangent trop de chocolat ? Pas si sûr.

Vous voyez, la création d’un mélange est loin d’être simple, déjà dans son questionnement.

Je m’aventura donc à composer un mélange sur base de mélanges de thés noirs d’Assam et de Qimen, pour une boisson profonde et riche en bouche, aux notes de chocolats, sans un brin de chocolats, anticipant les remontrances maternelles. C’est ce qu’il y a de merveilleux dans la nature, la palette qui nous est offerte ne rend aucun exercice impossible. Je m’amusa donc, comme un alchimiste avec fleurs, fruits, épices à l’exercice.

Une fois fini, après de multiples recettes testé sur mon fils en «cobaye», il me fallu nommer ce thé.

Je n’allais tout de même pas l’appeler le thé de «Leleu»! Cela paraitrait quand même un brin prétentieux, égocentrique voire vaniteux même si ma condition parisienne m’excuserait probablement. Mais impossible de nommer ce thé, sans véritablement s’exposer. Signer sa première création, question de fierté, tout en pouvant nier devant le fait accompli. Je l’appella donc ainsi, « Thé de Leleu », usant du patoi de mon patronyme «leleu» voulant dire le «Loup» dans ses origines savoyardes. (Descendant de Remus et Romulus, si, si je vous le jure).

Voici, comment est né le «Thé du Loup», le Loup n’est-il pas très gourmand des agneaux par ailleurs ?

Autrement, je me suis très vite aperçu qu’il n’y avait pas que mon fils de gourmand, puisque le «Thé du Loup» est une des 2 meilleures ventes de la maison Theodor aujourd’hui. Je soupçonne quelques adultes d’aimer le chocolat. Mais je dis cela, je ne dis rien.

J’espère ne choquer personne, sachant que nous touchons à ce que j’appelle «l’intime» d’une création, en parler n’est pas ce qu’il y a de plus aisé.

La première boîte de Thé du Loup

Nous fêterons cette année la 5ème édition de la Fête Internationale du Thé.

Petite rétrospective…

Le 9 Novembre 2007, j’ai souhaité initier et dédier un jour de partage au monde du thé, cette boisson universelle, aux milles visages, qui n’avait pas alors de jour dédié à sa célébration.

L’idée ? Juste consacrer un jour à tous pour parler du thé, échanger du thé, découvrir le thé. Pas un jour commercial, pas une journée au seul mérite d’une Maison de thé, mais un jour de fête…

Il y a bien la fête du pain, du fromage, du vin etc…. Pourquoi pas un jour dédié au thé ?

Pour le lancement de la Première Edition, de cette fête Internationale du thé, j’ai choisi un coin de France, qui pouvait être suffisamment représentatif de la culture du thé, un lieu «meeting pot» où les cultures du monde se croisent et vivent en parfaite harmonie, chaque jour.

Le thé, Ambassadeur des Cultures, méritait un regard, un endroit particulier…

J’ai choisi l’ïle de la Réunion. Quel plus bel endroit en France pouvait se prêter à cet exercice, entre mer et montagnes, entre villes et campagnes, entre peuples venus d’Afrique, d’Inde, d’Asie et de d’Europe… toutes les religions du monde s’y mêlent, de la religion Musulmane au Bouddhisme etc…

Le thé, boisson de tous ces mondes, le thé, le lien invisible de toutes ces cultures !

Depuis lors, chaque année, je me rends dans un coin du monde pour célébrer cette fête et être et Ambassadeur des cultures.

Cette fête est ouvert à tous, à toutes les maisons de thés, à tous ses amateurs et ses novices, comme on dit dans notre milieu.

Je vous donne donc rendez-vous, pour célébrer cette fête chez vous, ce jour là, faire découvrir le thé à vos amis, vos familles, vos connaissances et partager avec eux un moment d’amitié, où que vous vous trouviez.

De mon côté, je m’en vais, cette année, à Shanghaï, là où le thé est né, il y a quelques 1000 ans de çà…

J’ajoute ici l’affiche de la Fête du Thé 2009, qui m’a beaucoup plue (Alexandra)

Bonne fête du thé et joyeux 9 Novembre !

Grace aux blogs aujourd’hui, des échanges sont mis en place tous les jours mais beaucoup autour de nous ne connaissent pas encore le thé ou s’en font une fausse idée, quoi de plus agréable que de découvrir cette boisson invité autour d’une bonne tasse à déguster, en toute amitié ?

N’est ce pas là, après tout, l’enseignement premier de la culture du thé ? le partage.

Rendez-vous également sur la page Facebook de la maison Theodor, des surprises vous y attendront.

 

Réponses à des questions relevées ou reçues d’internautes :

Le thé anémie t-il en Fer ?

Oui. Les personnes les plus exposées à une anémie ferriprive : alcooliques, végétariens (et végétaliens), femmes enceintes, enfants et adolescents.

Prenons un cas précis. La femme enceinte.  Pendant que le bébé grandit dans le ventre de sa maman et au fur et à mesure de sa croissance ses cellules nécessitent de plus en plus d’oxygène. Le fer lui, aide au transport de l’oxygène dans le sang ; il participe à la production de l’hémoglobine du sang du bébé. Une alimentation riche en fer est recommandée pendant la grossesse afin de remédier à une possible anémie. Malgré les conséquences globalement bonnes du thé sur la santé, il faut savoir que les tanins contenus dans le thé empêchent l’assimilation du fer par l’organisme.

Rien de grave pour autant, une alimentation adaptée et riche en fer tels que viandes, oeuf, légumes verts (et pas uniquement les épinards !), légumes secs (pois chiches,…) et fruits secs (noix, noisettes, raisins sec, ….) sont conseillés. Aussi sachez que l’acide ascorbique (vitamine C) a une actions contraire aux tanins sur l’assimilation du fer : cet acide peut augmenter de 30% votre assimilation en fer par l’organisme.

La plupart du temps, les maisons de thé conseillent donc de prendre du Rooïbos, souvent appelé à tort «Thé rouge» du fait de sa couleur, qui au contraire du thé ne contient pas de Tanins et est par ailleurs dépourvu, naturellement de théïne.

Le thé et la santé ? Est-ce réelement «bon pour la santé» ?

Dans nombre de pays asiatiques, le thé est reconnu pour ses qualités médicinales depuis près de 5000 ans. Dans la tradition médicale chinoise, le thé clarifie la tête et les yeux, il facilite la digestion et neutralise les toxines.

Dans 100 grammes de thé séché, on trouve :

  • Polyphénols 35%
  • Vitamine C 300 mg
  • Vitamine E 100 mg
  • Vitamine B 11 mg
  • Bétacarotène 15 mg
  • Fibres 20%
  • Chlorophylle 1%
  • Caféine 3%

Le thé, et en particulier le thé vert est un aliment très sain qui présente d’après de nombreuses études des propriétés médicinales importantes. Dans son rapport du 27-29 septembre 1999, rédigé à l’issu de la 13ème session intergouvernementale sur le thé, la FAO indiquait :

« … notamment une prévention possible du cancer et des maladies cardiovasculaires et une action sur la santé buccale … » Des industriels, d’ailleurs, se sont lancés dans cette niche. En effet, du fait de sa teneur en fluor, le thé permettrait de prévenir les caries tout en renforçant l’émail des dents et en évitant le dépôt de la plaque dentaire. En outre, la consommation de thé vert ou noir pourrait, selon de récentes recherches, réduire les risques de cancer, notamment de la peau, du poumon et du côlon.

Les composants du thé noir pourraient avoir un effet antioxydant et empêcher ainsi la formation de substances cancéreuses dans les cellules du corps humain.

Par prudence, il est à savoir que le thé fait encore aujourd’hui l’objet de nombreuses études pour en connaître tous ses bienfaits sur la santé.

Voilà pour ce premier rendez-vous, espérant que ces informations auront su vous distraire quelque peu d’une tasse de thé….

Guillaume LELEU

 

Un grand merci à Monsieur Leleu pour cette première chronique « En toute liber’thé » que j’ai lue avec un immense plaisir. J’espère qu’il en sera de même pour chacun de vous. Je souhaite simplement ajouter que je vous reparlerai de la fête internationale du thé mercredi, avec une petite surprise ;-) Alexandra

Edit : ce n’est pas le but de la rubrique mais si vous souhaitez commander sur le site de Theodor, pensez à indiquer le code MONBLOGDETHE en fin de commande pour bénéficier de 10% de réduction, hors univers « utile, futile mais essentiel ».

 

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Author:Alexandra

Je m’appelle Alexandra, je suis le monde du thé depuis deux ans. Ce blog est mon carnet de dégustations et de découvertes. Bonne visite !

13 commentaires à “En toute liber’thé avec Guillaume Leleu #1”

  1. LucE
    7 novembre 2011 at 12 h 17 min #

    Encore une fois, même si je vais me répéter sûrement, j’adore !!!!
    Cette rubrique est une excellente idée et Guillaume Leleu comme 1er intervenant, un intervenant de choix, merci Alexandra.
    je trouce ce type exceptionnel, tant dans ses idées que dans ses écrits où l’on perçoit une vraie sincérité, où il se livre sans prétention, sans fausse pudeur, sans se placer comme il le dit lui même, comme un pseudo-expert ;-)
    je suis fan, totalement fan. J’ai eu l’occasion, il ya longtemps déjà de travailler sur une mission pour THEODOR (en tant que photographe) et c’est comme cela que j’ai découvert la marque, J’ai le m^me souvenir de plasir de cette mission que quand je lis ces mots.

    Je n’étais pas spécialement buveur de thé et suis devenu un inconditionnel, grace à cette maison.

    J’adore l’histoire de Thé du loup ;-) je fais donc parti de ces adultes qui aiment aussi le chocolat, c’est vrai ;-)

    Quant à l’initiative de la Fête Internationale du thé, encore un évènement où il aura été précurseur et un initiateur. C’est une puissante idée, dommage qu’elle vienne d’une des plus petites maisons du marché, j’aurai aimé qu’une Maison comme PDT ou MF prenne ce genre d’initiative plutôt que de vendre en se regardant le nombril en permanence. C’est mon avis ;-)

    Quand je vois la différence de discours entre FX Delmas et G Leleu, pour moi, j’ai pris mon parti prus, même si heureusement ce qui fait la communauté du thé est cette diversité des genres. Mais je peux l’affirmer, sans THEODOR, je ne serai sûrement pas addict comme je le suis ;-))

    Bravo à Mon Blog de Thé de donner la parole à ce type de maisons!
    Merci à G Leleu pour les infos sur le thé et la santé, j’ai trouvé cela très intéressant, et j’ai encore appris des choses, lol

    Je prépare un dîner ce 9 Novembre avec tous mes amis qui n’aiment pas le thé, ils cont pouvoir le déguster sous toutes ses coutures, lol….

    Allez, à très bientôt à tous, je m’en vais déguster la fin de ma théière de Lapsang Souchong . LucE

  2. Vincent
    7 novembre 2011 at 19 h 05 min #

    Article très enrichissant, ça donne vraiment envie de passer commande ! J’aime énormément ces thés qui ont une histoire à raconter. En plus, ce que j’apprécie chez ce Monsieur c’est que, malgré son succès et son étiquette d’insolent parisien, il a su garder une dimension humaine (presque artisanale) à cette grande maison qu’est maintenant Theodor avec un humour, une légèreté et un ton frais que j’adore. On se félicite qu’il ait choisi la voie du thé plutôt que celle de l’écriture (surtout au regard de sa désastreuse conjugaison du passé simple). Bonheur, prospérité et longévité à la maison Théodor !
    Youpi !

  3. 7 novembre 2011 at 21 h 59 min #

    Merci infiniment pour ce moment de partage.
    A travers cet échange nous en apprenons un peu plus sur vous, vos inspirations, sur votre savoir dans le monde du thé… J’adore !
    To be continued….

  4. Ludo
    8 novembre 2011 at 19 h 39 min #

    J’ai passé un bon moment à lire ce premier article. Nous voilà donc face à un passionné du thé qui pose des mots sur celui-ci d’une bien belle façon, vivement la suite!

  5. María Kockmann
    10 novembre 2011 at 23 h 47 min #

    J’ai juste lu l’histoire du thé du loup. Une belle plume, parti pris assumés, sensibilité, des mots qui découvrent l’essence du mélange. j’ai beaucoup aimé, merci Mon blog de thé et merci Mr. Leleu.
    J’aimerais réagir au commentaire de Vincent : je vous recommande de lire le carnet d’opinion de l’insolent Parisien concernant l’écriture de M. Leleu. Vous le trouverez à cette adresse : http://www.theodor.fr/carnet/
    L’écriture c’est comme le thé, il ne suffit pas de suivre une recette toute faite ou d’appliquer un dogme si important soit-il (la conjugaison du passé simple en l’occurrence).
    L’écriture est une plume, une âme, l’art d’assortir des mots comme s’il s’agissait d’un mélange de thé, une alchimie, une musique.
    Le carnet d’opinion de M.Leleu est un brillant exemple de la qualité de sa plume, du talent inhérent à composer un texte et rendre palpable ce qui doit être lu entre les lignes. C’est un talent qui va bien au delà de la perfection d’une conjugaison, soit le passé simple ou tout autre temps.
    La perfection d’ailleurs, j’aime dire et répéter, réside dans le fait de faire ce que l’on fait avec grandeur et beauté et c’est le cas. Le carnet d’opinion est un très bel exemple.
    Personnellement j’encouragerai M.Leleu de suivre les voies multiples de tout créateur, de tout artiste, le talent a mille visages, tout comme le thé.

  6. Vincent
    11 novembre 2011 at 11 h 10 min #

    @Maria : peut-être avez vous mal saisi mes propos mais il est évident que c’était de l’HUMOUR. Une blagounette, une taquinerie, une private joke, une galéjade, enfin bref du SECOND DEGRES.
    Vous me recommandez de lire ce carnet d’opinion en me disant : « il ne suffit pas de suivre une recette toute faite ou d’appliquer un dogme si important soit-il ». J’ai manqué de m’étouffer en buvant une gorgé de sans complexe . J’ai aussi lu ce carnet et justement j’ai trouvé cet objet très « marketé » (ce qui encore une fois n’est pas une critique, c’est un fait, la maison Théodor offre une grande place au marketing, au visuel et à la communication).
    Alors justement, quand j’ai lu le joli texte ci-dessus, pas formaté pour un sous, pas marketé et sans doute pas (ou peu) relu, moi j’ai adoré. Parce que, OUI, je trouve ça rigolo et mignon que Guillaume Leleu laisse échapper quelques petites perles du style « Je démissionna », « je créa » ou « je décida ». C’est cette dimension humaine dont je fais référence dans mon commentaire qui me plaît énormément. Je me moque complètement de la conjugaison, correcte ou non, du passé simple. Dans cet article, j’ai surtout aimé lire le récit d’un homme et pas celui d’un robot ou un post émanant d’une boite de communication.
    D’autre part, j’adore son style et quand bien même, je n’ai évidemment aucune légitimité pour le conseiller sur ses choix de carrière, vous avez sans doute mal compris, encore une fois c’était du SECOND DEGRES. Et parce qu’il se dit « pas totalement dénué d’auto-dérision sur moi-même et d’humour », j’ai pensé (peut-être à tort) que les lecteurs de ce blog étaient assez intelligents pour en saisir la nuance.
    Espérant vous avoir convaincu.

    Bisous.

  7. LucE
    12 novembre 2011 at 9 h 12 min #

    @Vincent , saviez vous que votre post a fait l’objet d’une dédicace particulière sur la page personnelle de Guillaume Leleu, himselh ? Il dit avoir beaucoup rit et que vous avez tout a fait raison, lol, :)
    En tout cas, vous avez réussi a attirer son attention :-)

  8. Vincent
    12 novembre 2011 at 10 h 51 min #

    Ah ? J’avais pas vu, merci pour l’info. Quelle consécration…

    (et très joli blog by the way, un relooking réussi)

  9. 12 novembre 2011 at 12 h 39 min #

    Bravo à la belle réussite de ce monsieur Guillaume Leleu! Bravo très sincèrement, vos débuts de carrière sont presque les miens, les créations de thés, je m’y retrouve, les nuits blanches etc. C’est amusant! UN GRAND BRAVO pour avoir fait de votre passion une si belle réussite.

  10. 20 novembre 2011 at 22 h 09 min #

    Et bien, je découvre enfin ce créateur ! Quelqu’un m’en a parlé récemment à Buenos Aires… et m’a fait découvrir la maison de thé Theodor avec autant de passion que j’ai été transporté par les senteurs des thés et les mots de cette belle âme que j’ai croisé ici.
    Ne t’en déplaise Maria… (vu ton post à Vincent)… je rejoins VIncent quand il dit qu’heureusement qu’il a finalement choisi la voie du thé… car côté conjugaison… LOL !!
    Nommer sa création du fait de son patronyme est tout aussi surprenant… je l’imaginais à travers ton récit comme quelqu’un de bien plus « insolent » et « avant-gardiste » que ce qu’il laisse apparaître dans ses lignes… Mais attention, c’est difficile de faire une bonne chronique ! le mauvais « escribouillard » que je suis ne prétend pas donner des leçons…
    Tout le monde n’a pas ton talent, Maria ;-) Intéressant, mais quand tu le racontes c’est Intéressant, mais quand tu le racontes c’est tellement mieux !

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