Il y a un peu plus de 2 ans débutait vraiment mon aventure du thé… D’abord par des sachets Lipton ou Twinings. Puis par des thés bien meilleurs, en vrac, achetés dans les petites boutiques de ma ville, avec ma première théière, une Bodum en verre. J’ai pris goût à cet univers et rapidement plusieurs sachets ont rejoint mes placards et ce blog est né… J’ai ensuite découvert le Palais des Thés, Mariage Frères, la Maison Theodor, Terre des Thés, etc.
Mon intérêt pour le monde du thé n’a fait que grandir, il est devenu mon « pêché mignon », au fil de mes découvertes mais surtout au fil de mes échanges, avec vous, via les commentaires sur les articles ou sur la page Facebook, mais aussi avec les partenaires du blog, comme Cyril de Terre des Thés qui m’a permis de découvrir l’art du thé en gaïwan, un merveilleux souvenir, comme Tatiana de So-tea qui m’a initiée à la théière de Yixing (lire ICI et LA), et comme la Maison Theodor et plus particulièrement avec Guillaume Leleu dont j’apprécie la disponibilité et la volonté de partage. Au fil de nos discussions et dans le cadre de notre partenariat, j’ai eu l’immense bonheur de recevoir une invitation pour découvrir l’usine Theodor, dans laquelle sont conçus les thés que je bois au quotidien. Une surprise immense, un « privilège ». Un « rendez-vous » que je n’abordais pas vraiment « sans complexe » avec un « je ne sais quoi » d’anxiété. Un presque « tête à tête » avec le grand « Marabout »… Trêve de plaisanterie…
Me voici donc le « jour J », arrivée à l’usine, d’anciens bâtiments Singer qui ont connu des luttes sociales, une histoire importante aux yeux de Guillaume Leleu qui ne voulait pas s’installer dans des bâtiments neufs et vides d’histoire. Après l’explication des consignes d’hygiène de sécurité et une jolie blouse sur le dos (non vous ne verrez pas de photo compromettante^^), je fais mes premiers pas dans le coin où sont assemblés les thés et ne peux m’empêcher d’ouvrir toutes les boîtes des thés fraîchement préparés. J’ai bien failli prendre sous mon bras la boîte de thé du loup terminé la veille :-))).
A ce sujet il faut savoir que les thés ne sont commercialisés en moyenne que 3 jours après leur préparation, afin de laisser « reposer » les parfums, les huiles essentielles.
Quelques mètres plus loin, l’impression d’entrer dans la caverne d’Ali Baba, du thé à l’infini, par sacs et cartons de 25 kilos ou plus. Découvrir ou plutôt redécouvrir le milky oolong tel qu’il arrive de Chine et un magnifique thé blanc « Yin Zhen »…
L’étape suivante nous a conduits dans le showroom de la Maison Theodor où se trouvent les différentes boîtes, de la toute première éditée aux débuts (à gauche sur la photo) à la boîte de 5 kilos !
Pour ma part j’aurais bien emporté aussi une de ces jolies caisses :-)
Au bout du showroom…le laboratoire de Monsieur Leleu…l’endroit où prennent vie ses créations. Un lieu privé où d’ordinaire personne n’est autorisé à entrer comme en témoigne cette photo…
Au moment d’y entrer, un « Je ne sais quoi » au ventre, je me sentais à la fois impressionnée, émue, heureuse et comme une petite fille… L’occasion de voir un peu plus concrètement comment le laboratoire d’un tea-taster s’organise, à quoi il ressemble, ce qu’on peut y trouver. Au delà de tous les accessoires nécessaires, et inévitablement des différents thés, j’ai découvert les différentes épices, fleurs et plantes permettant de parfumer les thés, et le plus étonnant, une petite fiole d’or qui peut entrer dans la composition possible d’un thé.
Monsieur Leleu nous a expliqué comment il concevait un thé. Cela commence par la création du composé aromatique via la sélection d’essences pures. Il a pris l’exemple de deux variétés d’huiles essentielles de fraise : une fraise et une fraise des bois que nous avons pu sentir l’une après l’autre. Le troisième flacon présenté était l’association des deux… une merveilleuse odeur de… framboise ! Il laisse ensuite opérer la chimie et obtient son composé aromatique final. La deuxième partie consiste à sélectionner la base de thé qui accompagnera au mieux les parfums. Quelque chose de végétal, de liquoreux ou boisé, etc. Le but est que les deux se complètent et que les parfums n’effacent pas les notes du thé, pour retrouver en bouche l’association des deux, avec une dégustation « en échelle » : des notes d’attaque, des notes enrobantes et des notes de longueur, qui est l’impression qui reste à la fin. La dernière étape consiste à ajouter des fleurs, des morceaux de fruits pour lier harmonieusement les arômes. Ceci étant certains fruits ou fleurs servent parfois uniquement de « décoration » au mélange. Il ne reste plus alors qu’à trouver un nom pour le nouveau mélange obtenu qui arrivera dans votre tasse quelques semaines plus tard…
Depuis cette visite, je m’imagine comme cela se passe au quotidien, lorsque l’usine « fonctionne ». Lors de la visite, l’usine était fermée, ce qui est logique, et je me demande maintenant comment cela tourne « à plein régime », qui concrètement est affecté à quel poste, combien de temps prennent telle ou telle tâche, combien de temps Monsieur Leleu passe sur l’élaboration d’un mélange, le nombre de tests qu’il fait, etc. Je me demande également comment cela se passe dans les autres usines, quelles sont les différences dans le process de fabrication, etc.
Ce que je retiens de cette journée ? Evidemment la découverte de l’usine, les coulisses de la préparation du thé, de l’élaboration des mélanges mais ce que je retiens surtout, c’est la passion de Monsieur Leleu pour le thé et sa si belle façon de la transmettre, de partager son savoir.
J’ai également beaucoup apprécié son discours sur l’aspect thé parfumé/thé nature disant que finalement même dans les thés nature on recherche des parfums et ils sont ainsi tous sur un pied d’égalité. Il ne faut pas « complexer » lorsqu’on boit du thé parfumé par rapport aux « experts » qui n’ont d’yeux que pour les thés d’origine. Ces remarques sont importantes à mes yeux, pour moi en tant que buveuse de thé « débutante » mais elles sont également importantes vis à vis de vous, car si certains ici sont de fervents admirateurs de thés d’origine, d’autres débutent et ont « lâché leurs sachets de supermarchés » il y a encore peu de temps. Je reçois des commentaires, des mails, dans lesquels certains me disent qu’ils ne boivent « que » des thés en sachets, « que » des thés parfumés. Je me retrouve également face à ce maudit « complexe » des thés parfumés mais l’essentiel n’est pas là. L’essentiel est le plaisir que chacun prend à savourer SON thé comme il l’aime, à partager sa dégustation et sa vision du monde du thé. Après, on vient aux thés d’origine ou non, peu importe…
Je garde un magnifique souvenir de cette journée, qui aura encore un peu plus poussé mon intérêt, ma passion pour le thé et ma soif de découverte. En espérant qu’ « on va se revoir » :-)
Un immense merci à Monsieur Leleu, Morgane et Edouard.
Le titre de cet article fait écho à une interview à laquelle Monsieur Leleu avait répondu précédemment. A lire ou relire ICI




















Magique de voir tout cela de l’intérieur. Bonne journée :-)
Top, top, top… MERCIIIIIIIIIIII !!! Rien qu’à te lire, on le vit, comme le dit Sophie, super chouette de vivre cela de l’intérieur :-) whouaouhh
Bin, ma belle, quelle chance tu as eu :)
ça donne envie! Je ne m’étais jamais posé la question « comment un thé est-il créé? » et l’a j’ai une partie de la réponse! Merci pour ce partage. ça devait être un moment exceptionnel!
Un superbe article qui bien sur me fait rêver ! ….j’aurais aimé y être aussi … Je trouve aussi important de parler de ce « complexe » des thés parfumés. Je suis en ce moment dans une phase thés d’origines mais ce sont bien les thés parfumés qui m’ont mené sur la voie du thé et je n’ai aucun complexe à continuer à en boire. Le plaisir de l’instant reste le plus important pour moi dans notre rapport au thé.. si certains préfèrent les mélanges aux origines, c’est une bonne chose ;-) qu’ils continuent à se faire plaisir !
Quelle jolie visite !
Merci de nous faire partager cela.
Merci ! C’est un très très bel article.
Effectivement c’est tout cette « face cachée » de la création que l’on peut découvrir …., c’est passionnant !
« C’est sympathique » ! Un bien joli « rendez-vous » que voilà, « Une fois de plus…! ». Quelques « Secret de polichinelle » nous sont enfin dévoilés.
Et bin, pas si facile de faire des phrases avec des thés THEODOR, « Une autre idée ? ».
Bien joué « Mademoiselle » !
(je mets quiconque au défis de laisser un commentaire gentil contenant « Octopussy », « Cocotte » ou « Chamann »…)
Merci à tous pour vos petits mots !
@Vincent : j’adore !! super bien joué :-) merci ;-) ça pourrait être un défi de faire la phrase la plus longue avec les noms des thés :-)))
Superbe article, qui laisse rêveuse.
Justement c’est la réflexion que je me suis faite sur le fameux article de Mr Leleu parlant des thés natures/parfumés, même les natures sont parfumés finalement on va dire « naturellement » (j’entends pas là sans ajout de quoi que ce soit).
Ca doit être génial de travailler dans ce domaine (c’est un peu mon rêve en fait…).
Merci de ce partage ! !
Un immense merci pour ce très beau partage et un immense bravo pour ce très bel article. Ce monde de toute beau-thé fait rêver…et d’y avoir pénétré grâce à votre article intensifie encore plus ce rêve…MERCI.
Quel moment fantastique!!!
Cette visite devait être en effet un enchantement!!!!
Merci de nous l’avoir partagé!
eh ben ma Cocotte…bravo pour cet article qui nous transporte avec toi et ton Chaman mr Leleu dans cette belle usine et son histoire ou tout se cree…..
Oh j avais presque reussi mais@vincent trop dur avec le dernier mot
gros bisous alex et continue a nous faire partager ces moments si intense
Superbe article, t’as trop de la chance c’est fantastique de voir tout ça en plus merci!!!!
Super article!!! Veinarde!
A quand des visites publiques ? :) Je vois qu’il y a une réelle sélection des thés qui font la base des mélanges. Comment est-elle faite ? Est-il possible de connaitre le(s) thé(s) nature(s) correspondant à chaque mélange ?
Je ne voudrais aucunement venir « polluer » ce post et vos nombreux commentaires. Je tiens juste à nier qu’il s’agit de moi sur les photos. J’ai même un doute sur le fait qu’il s’agisse de l’usine Theodor, pour dire !.
Heureux, toutefois, qu’Alexandra sache, à travers ses mots, vous partager sa passion du thé. Merci à elle pour cela. Je ne m’y prendrais pas mieux. Et merci à vous tous pour vos retours, gra^ce à cela, je sens bien qu’Alexandra va nous demander d’organiser une journée « Portes ouvertes » pour ces « followers » assidus. Encore merci! Je stresse d’avance.
Oh oui!!!! Une journée portes ouvertes!!! Je réserve tout de suite mes billets !!!
alors la je signe !!!! une journée porte ouvertes ??? genial !
moi aussi j’aurais aimé partager cette expérience et pouvoir ramené quelques petites boites de thé,mais tu as fait un magnifique article qui nous fait un peu voir ces merveilles et nous en apprendre encore et encore!!ben moi depuis que j’ai gouter le thé en vrac je ne bois que ça,(sauf chez la gd-mère de mon mari)et quand tu retourne au sachet là tu te dis que le gout est bien différent….encore merci pour ce beau partage,et toujours prete pour gouter de nouveaux thé!!!
Je passe régulièrement lire votre blog, mais je pense ne pas encore avoir déposé une trace de mes passages. Je fais donc le premier pas sur cet article si chargé en émotion. Vous avez du vraiment être au « paradis » (je trouve qu’on ressent ce sentiment au travers de vos lignes, vous devez véritablement aimer le thé c’est certain!).
En tout cas, merci de partager vos découvertes, moi qui ai justement lâché les sachets de thés depuis pas très longtemps, découvrir votre vision de cet univers est tout simplement passionnant! =)
Bonjour Walkys et merci beaucoup pour votre commentaire.
Je vous souhaite la bienvenue dans ma petite bulle de thé, n’hésitez pas à prendre la parole, que ce soit ici ou sur la page Facebook pour partager vos tea-time :-)
Je vous souhaite une belle journée !